Le contexte
Un cabinet d'avocat dont le site ne disait plus ce que le cabinet faisait. Le positionnement avait évolué vers les affaires internationales, la présentation en ligne était restée sur un discours généraliste, et un visiteur ne pouvait pas deviner en arrivant qu'il avait affaire à un spécialiste.
Le problème n'était donc pas esthétique. Il était de fond : le site décrivait un métier, pas une position sur ce métier.
Ce que nous avons fait
Nous avons repris le positionnement avant de toucher au design. Le site est devenu une page unique qui se déroule, construite dans un ordre de lecture : ce que le cabinet apporte, à qui, dans quels contextes, puis qui est derrière.
La direction artistique a été conçue pour ce cabinet et pour aucun autre. Deux pistes ont été explorées, « Le Seuil » et « Encre & Pierre », et la synthèse retenue installe un registre sobre, dense en texte, sans les codes visuels attendus du secteur juridique.
Un bloc « Dans les médias » a été ajouté pour porter une intervention télévisée du client, en lecture directe sur la page plutôt qu'en lien sortant. La preuve reste sur le site au lieu d'envoyer le visiteur ailleurs.
Le sur-mesure, concrètement
Aucun thème acheté, aucun gabarit du commerce. Le site est écrit pour ce cabinet, et cela se voit sur des détails que personne ne remarque consciemment : la longueur des lignes de texte, le rythme des sections, l'absence d'effets qui feraient perdre le sérieux.
Un arbitrage mérite d'être raconté, parce qu'il va contre l'usage. Le brief prévoyait un menu épuré où les honoraires disparaissaient dans un sous-menu. Nous les avons remontés en lien de premier niveau. Sur un métier où le prix est la première inquiétude du visiteur, l'afficher est un argument de confiance, pas une faiblesse.
Côté édition, le client modifie ses contenus lui-même, par des champs simples. L'éditeur de blocs standard a été coupé sur les gabarits, précisément pour qu'aucune modification ne puisse casser la mise en page.
Ce que ça change
Le site répond en 0,15 seconde, mesuré le 8 septembre 2026. C'est un chiffre technique et il a un effet direct : un visiteur qui attend part, et sur un premier contact commercial il ne revient pas.
Au delà de la vitesse, le changement est de nature. Un visiteur qui arrive comprend en quelques secondes qu'il s'agit d'un cabinet spécialisé, ce qui n'était pas le cas avant. La conséquence attendue n'est pas plus de contacts, c'est moins de contacts hors sujet et davantage de demandes qualifiées.
La transparence des honoraires joue dans le même sens : elle écarte en amont les demandes qui n'aboutiraient pas, et elle rassure celles qui aboutiront.
Comment le projet s’est déroulé
Le cabinet avait déjà un site quand nous sommes intervenus. La première version livrée répondait au brief initial, et c'est le retour du client qui a révélé le vrai sujet : le positionnement avait changé, pas seulement la présentation.
Nous avons donc reconstruit la page d'accueil sur un brief révisé, avec une copie de sauvegarde de la version précédente conservée. C'est une précaution que nous prenons systématiquement : refaire n'est acceptable que si revenir en arrière reste possible.
Chaque retour du client est suivi ticket par ticket, sur un tableau partagé où il voit l'état de chacun. Cela évite la situation la plus pénible d'une recette, celle où personne ne sait plus ce qui a été demandé ni ce qui a été traité.
Trois arbitrages qui méritent d’être racontés
Le premier concerne les honoraires. Le brief les faisait disparaître dans un sous-menu, au nom de l'épure. Ils ont été remontés en lien de premier niveau. Sur un métier où le prix est la première inquiétude, le cacher ne rassure personne.
Le deuxième concerne le bloc vidéo. Une intervention télévisée du client a d'abord reçu un badge doré rappelant la chaîne. Nous l'avons retiré : l'incrustation était déjà dans la vidéo, et le badge faisait doublon. Une preuve montrée deux fois perd de sa force.
Le troisième concerne le téléphone. Le bouton de prise de rendez-vous encombrait l'en-tête sur petit écran, au point de coller le logo au menu. Il a été masqué sous une certaine largeur, le rendez-vous restant accessible depuis le premier écran et depuis le menu. Sur mobile, l'espace vaut plus qu'un bouton de plus.
Outils utilisés
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